PIGMENTS

Concert Slamé


Jazz Slam


 

Nina Kibuanda Slam
Guillaume Hazebrouck Piano
Olivier Carole Basse
 

Né de la rencontre entre le slameur Nina Kibuanda et le musicien Guillaume Hazebrouck, le projet Pigments prend forme à partir d’un choc –celui de la découverte des textes du poète Léon-Gontran Damas. Membre co-fondateur, avec Césaire et Senghor, du mouvement de la négritude, Damas en est le représentant le moins connu.

Pourtant, Damas nous frappe aujourd’hui par l’intensité, l’immédiateté, l’urgence de son propos. Son message, né en réaction aux oppressions coloniales et aux politiques assimilatrices, révèle aujourd’hui toute sa force. Comme le déclare Kathleen Gyssels en 2016 : «La poésie de Damas n’est pas passée ; au contraire, elle est plus actuelle que jamais. Les crises des banlieues (2004-2006), les raidissements identitaires, les désastres écologiques (dans les Guyanes et ailleurs…), l’inégalité des sexes et des ethnies, … tout retentissait déjà dans la poésie de Damas. ». Une poésie qui nous invite à affirmer et revendiquer la porosité de nos identités : « « Démineur » de toutes les Lignes (de « race », de « classe », de « genre »), Damas signe déjà la post-négritude tant le poète considère qu’il faut aller au-delà des dualités (blanc/noir, riche/pauvre, homme/femme) qui ont cloisonné la société française dans laquelle il vivait. »
 
Avec Nina Kibuanda, on retrouve, comme chez Damas, l’urgence et la nécessité à dire, mais aussi à transcender la colère. Avec Guillaume Hazebrouck c'est la poésie chaude qui s'exprime à travers le libre souffle du jazz. Ensemble, vite rejoints par le bassiste d’origine martiniquaise Olivier Carole, ils célèbrent la véhémence et l’infinie tendresse de la poésie de Damas. 

 

Pigments Névralgies est publié aux Editions Présence Africaine (1962)